Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Tout ce qui concerne le monde du médical, il y a beaucoup à dire, nous allons le dire!

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voltige
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Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par voltige » jeu. 25 sept. 2014 08:22

Il est extraordinaire que les "scientifiques" soient si bornés, pour ne pas envisager d'autres possibilités.
Au procès du traitement de la maladie de Lyme, lumières sur un déni médical !

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Viviane Schaller (à g.) est apparue combative à l’audience, et Bernard Christophe (à d.) (Photo PF / Rue89 Strasbourg)

Les témoins en soutien de Viviane Schaller et Bernard Christophe, deux pharmaciens strasbourgeois partisans de méthodes alternatives de détection et de traitement de la maladie de Lyme, ont expliqué au tribunal mardi comment le corps médical était frappé d’immobilisme face à cette maladie.
Des témoignages forts mais qui relèvent du débat de santé publique.
Poursuivis pour escroquerie et exercice illégal de la pharmacie, les prévenus risquent jusqu’à un an d’emprisonnement avec sursis et 30 000€ d’amende.

Comme prévu, le tribunal de Strasbourg a servi de caisse de résonance mardi aux victimes de la maladie de Lyme, souvent confrontés à un "déni" de la part du corps médical.
Une dizaine de patients et médecins se sont succédé à la barre pour soutenir Viviane Schaller et Bernard Christophe, deux pharmaciens strasbourgeois partisans de méthodes alternatives de détection et de traitement de cette maladie. Ils sont poursuivis pour escroquerie à l’assurance maladie et exercice illégal de la pharmacie.

Voilà plus de quatre ans, la Caisse primaire d’assurance maladie a porté plainte contre le laboratoire Schaller.
Pour la Sécurité sociale, Viviane Schaller a gonflé les recettes de son laboratoire, et creusé le trou de la Sécu à hauteur de 218 000€, en réalisant systématiquement deux tests de détection de la maladie de Lyme, le test Elisa et le test Western-Blot, au lieu de suivre le protocole réglementaire, qui ne prévoit un second test qu’en cas de résultat positif ou douteux du premier.

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Oui mais voilà, pour Viviane Schaller, pharmacienne strasbourgeoise de 67 ans, le test Elisa des laboratoires bioMérieux (groupe Sanofi) n’est pas fiable.
Viviane Schaller a systématiquement pratiqué dans son laboratoire d’analyses de Strasbourg un second test Western-Blot, en complément du test Elisa pour détecter la présence de la borréliose de Lyme chez ses patients, contrairement au protocole officiel qui prévoit qu’un second test ne doit être effectué qu’après un résultat positif ou équivoque du premier.
Se baser sur un résultat négatif d’Elisa pour ne pas soigner contre la borréliose de Lyme un patient serait risqué, selon elle, d’autant plus que cette maladie requiert un traitement rapide sous peine de complications.
Mais rien à faire, le dialogue tourne court entre Viviane Schaller, la CPAM et l’Agence régionale de santé qui ferme le laboratoire en février 2012 pour "non respect des bonnes pratiques de santé".
Viviane Schaller ne peut s’opposer à cette décision et doit revendre son cabinet (voir notre [url=Oui mais voilà, pour Viviane Schaller, pharmacienne strasbourgeoise de 67 ans, le test Elisa des laboratoires bioMérieux (groupe Sanofi) n’est pas fiable.
Viviane Schaller a systématiquement pratiqué dans son laboratoire d’analyses de Strasbourg un second test Western-Blot, en complément du test Elisa pour détecter la présence de la borréliose de Lyme chez ses patients, contrairement au protocole officiel qui prévoit qu’un second test ne doit être effectué qu’après un résultat positif ou équivoque du premier.
Se baser sur un résultat négatif d’Elisa pour ne pas soigner contre la borréliose de Lyme un patient serait risqué, selon elle, d’autant plus que cette maladie requiert un traitement rapide sous peine de complications.
Mais rien à faire, le dialogue tourne court entre Viviane Schaller, la CPAM et l’Agence régionale de santé qui ferme le laboratoire en février 2012 pour "non respect des bonnes pratiques de santé".
Viviane Schaller ne peut s’opposer à cette décision et doit revendre son cabinet article détaillé

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Mettre en doute la fiabilité du test !

Après quatre années de procédures, de renvois à la suite de demandes d’expertises des deux parties (voir l’historique complet), son procès devrait enfin se tenir ce mardi devant le tribunal correctionnel de Strasbourg.
Viviane Schaller, défendue par Me Cédric Lutz-Sorg, espère non seulement être libérée des charges d’escroquerie mais surtout, que soit mis en doute la fiabilité du test Elisa, et donc toute la procédure de détection de la borréliose de Lyme utilisée en France.
Car une controverse secoue la médecine et les institutions en charge de la santé publique : la maladie de Lyme serait-elle infiniment plus répandue qu’on ne le croit en France ?

Pour Bernard Christophe, docteur en pharmacie installé à Mundolsheim, ça ne fait aucun doute.
Il a concocté le Tic Tox, un produit à base d’huiles essentielles censé soulager les personnes victimes d’une borréliose de Lyme.
Bernard Christophe a commercialisé sans autorisation le Tic Tox, un produit à base d’huiles essentielles que plusieurs victimes de la maladie de Lyme ont jugé efficace pour les soulager.
Immense succès mais en janvier 2012, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ASNM) pense que le Tic Tox est présenté comme un médicament, qu’il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché et décide d’en interdire la vente.
Bernard Christophe doit cesser son activité et se retrouve accusé d’exercice illégal de la pharmacie.

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Le Tic Tox, remède ou médicament ?

Bernard Christophe, 66 ans, est également accusé d’avoir envoyé des patients auprès de Viviane Schaller, faisant de lui un complice du chef d’accusation d’escroquerie.
Il sera donc aux côtés de Viviane Schaller ce mardi devant le tribunal, contribuant à faire de cette audience le procès du traitement de la maladie de Lyme en France.
C’est en tout cas bien l’objectif de Me Catherine Faivre, son conseil :

« Bernard Christophe est convaincu d’avoir agi dans l’intérêt des malades. C’est un lanceur d’alerte qui a lourdement payé son engagement. L’ASNM se trompe quand elle assimile le Tic Tox à un médicament, il n’en a jamais été question, elle n’avait pas à en interdire sa consommation d’autant qu’en quinze années de commercialisation, aucune plainte n’a été déposée, aucune intoxication n’a été recensée. Aujourd’hui retraité, Bernard Christophe espère bien faire comprendre que la maladie de Lyme peut être une affection chronique et qu’il y a des alternatives aux antibiotiques. »

Me Faivre a fait citer à comparaître une dizaine de témoins pour ce procès, qui devrait durer toute la journée, dont la présidente de l’association Lyme Sans Frontière, Judith Alberta, la présidente de France Lyme, Hélène Schibler, le Dr William Berghoff, médecin allemand spécialiste des borrélioses, le Pr Christian Péronne, autre spécialiste de la maladie de Lyme, etc.
Pour Me Faivre, les multiples renvois qui ont émaillé la procédure profiteront aux accusés :

"Depuis 2012, il y a eu beaucoup d’évolution dans la prise en compte et la connaissance des borrélioses, dont par exemple la reconnaissance par les États-Unis du caractère chronique de la maladie de Lyme."

L’objectif de la défense de Viviane Schaller et de Bernard Christophe est de démontrer que leurs patients sont en avance sur leur temps, et que les institutions en charge de la santé publique en France (CPAM, ARS, ANSM…) sont victimes d’un immobilisme coupable. De leurs côtés, la CPAM et l’ordre des pharmaciens n’ont pas souhaité répondre à nos questions avant l’audience.


"Le monde médical est autiste face à la maladie de Lyme !"


Après avoir entendu les prévenus (voir notre compte-rendu), le tribunal, présidé par Dominique Lehn, a été impressionné par les déclarations du Pr Christian Perronne, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital universitaire de Garches (Hauts-de-Seine) et membre du Haut conseil de la santé publique.
Selon lui, le monde médical en France est "autiste" quant à la maladie de Lyme :

"Quand j’ai débuté ma carrière, je faisais des recherches sur le Sida et j’ai vu les protocoles évoluer au fil des ans. Sur la maladie de Lyme, rien n’a bougé depuis 30 ans. Les tests sérologiques ont été étalonnés à condition qu’il n’y ait jamais plus de 5% de résultats positifs et ce dogme n’a jamais été remis en cause depuis. Les tests ne sont pas fiables, ils réagissent sur des souches qui sont souvent américaines, rarement des souches locales. La maladie de Lyme est sous-diagnostiquée depuis des dizaines d’années, et les conséquences sont terribles. Pour les patients d’une part, qui sont souvent mal soignés, pour la prise en compte publique de cette maladie, puisque la prévalence dans la population est sous-évaluée, et pour la recherche puisqu’il est impossible de publier ou d’obtenir un financement pour un programme sur la maladie de Lyme."

Le Pr Perronne a dressé un sombre tableau du "consensus" médical autour de cette maladie, indiquant qu’une sorte "d’omerta" s’est instituée et que les travaux sur la maladie de Lyme ont bien du mal à être publiés malgré leur sérieux.
Outre la prévalence, c’est le caractère chronique de la maladie de Lyme qui n’est pas reconnu par les médecins.
Le Pr Perronne a relaté au tribunal, dans une longue et passionnante intervention, comment les bactéries borrelli parviennent à résister aux antibiotiques en s’enkystant dans l’organisme.
Il a terminé son intervention en précisant qu’il ne croyait pas à la phytothérapie au début de sa carrière mais qu’aujourd’hui, il constate que les taux de rechute de ses patients sont bien moindres lorsqu’à l’issue d’un traitement antibiotique est associé une phytothérapie.

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Source Infos-Santé
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Mehdi
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Re: Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par Mehdi » jeu. 25 sept. 2014 15:48

"autres alternatives" ne se dit pas.

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voltige
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Re: Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par voltige » jeu. 25 sept. 2014 17:54

Exact Mehdi, merci de me l'avoir signalé :*
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Eric...
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Re: Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par Eric... » jeu. 25 sept. 2014 18:02

En Allemagne il y a 50000 personnes touchés par an, en France 8000, cherchez l'erreur...

Autre chiffre, en France, un tiers des députés sont issus du milieu médical...

Le nord est beaucoup plus touché par les tiques mais ils migrent et s’adaptent, on en trouve plein en Rhône-Alpes ce qui est nouveau.

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Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par Biquette » jeu. 25 sept. 2014 20:08

J'ai toujours connu les tiques depuis mon enfance, dans le Sud-Est. Et même, en été, arrivaient ce qu'on appelait les plombs, car ils ressemblaient, qui se collaient sur les murs. On se disait alors que les moutons arrivaient.

Nos chiens en avaient parfois, on les leur enlevait. Et il nous arrivait de nous faire mordre. Heureusement sans conséquence !

Cette affaire, comme tant d'autres en matière médicale, est incompréhensible. Toujours une question de fric, on se fiche bien de la santé des malades.

christine
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Re: Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par christine » sam. 27 sept. 2014 05:26

L'article est correct. Il y a juste un énorme bug sur le nom de la présidente de France Lyme, C'est pas le bon nom et ça tourne comme ça depuis lundi.

Est ce que ce procès va faire avancer les choses??

On verra.

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Re: Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par electron-Libre » mar. 11 nov. 2014 00:01

Je me permets de rebondir sur ce sujet .... Pendant qq années je suis intervenu sur différents forums ou blogs et j'ai même contacté des auteur(e)s concernant ce sujet
La maladie de lyme est révélatrice d'un problème de défense immunitaire mais n'est pas LE problème
Sans défendre les médecins, il faut savoir qu'eux aussi se grattent la tête sur ce problème, cependant que ce soit les Allemands (souvent cités en référence) et même les américains, personne ne trouve pas de réelles solutions
le Pr Montagnier avait perçu le SIDA comme un virus, il remet maintenant sa théorie en doute
Nous sommes dans le même dilemme avec les borrélioses ..... est ce le virus qui pose problème ou un défaut de nos défenses immunitaires ?
j'opte pour la seconde solution
Merveilleux !!!! il a trouvé la solution
Bin nan :( Car l'effondrement de nos défenses peut être lié à un stress, une mauvaise alimentation, aux antibios dans notre alimentation, à un autre virus passé inaperçu, à des intestins en mauvais état, à des toxines dans l'organisme .... Bref le sujet est vaste mais si on se contente de donner des antibiotiques ou même des produits naturels agressifs (le tix tox pendant des mois est une ineptie) la maladie de lyme ne fera que s'étendre

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Re: Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par benji » mar. 11 nov. 2014 21:16

juste un test de post


Isil
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Re: Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par Isil » ven. 14 nov. 2014 15:54

Bonjour à tous,
J'ai trouvé cette vidéo, en complément de ton article Volti : )
http://www.youtube.com/watch?v=myxOyB30pHU

Salutations et courage à Christine et à vous tous les moutons, malades ou pas.

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Marie.D
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Re: Maladie de Lyme : les Alternatives au tribunal !

Message non lu par Marie.D » dim. 16 nov. 2014 07:01

Bonjour :hai:

Source : La Nutrition.fr
Lyme : les lanceurs d’alerte condamnés en première instance

Viviane Schaller et Bernard Christophe, les deux lanceurs d'alerte qui ont révélé les failles du diagnostic et des traitements de la maladie de Lyme ont été lourdement condamnés en première instance. Ils ont décidé de faire appel.

Grâce à la biologiste Viviane Schaller et au pharmacien Bernard Christophe, on sait aujourd'hui que la France minimise l'ampleur et les conséquences de la maladie de Lyme transmise par les tiques, que les tests diagnostiques actuels ne sont pas fiables, et que les traitements sont peu efficaces. Mais l’État avait choisi une forme de déni en poursuivant ces deux lanceurs d'alerte devant le Tribunal de Strasbourg.

L'article que nous avions consacré à cette affaire, que vous pouvez lire ici, se terminait ainsi : « Ce procès, à travers la révélation d’un vrai problème de fond, met une fois de plus clairement en évidence la collision frontale des 2 logiques qui s’opposent : la logique administrative, mécanique, et brutale de la Sécurité Sociale et de la Pharmacie, qui applique la Loi à la lettre ; et la logique humaine et empathique des inculpés, qui respecte l’esprit de la Loi. »

Nous avons appris ce matin que c’était la logique administrative et brutale de la Sécurité sociale qui avait gagné devant le Tribunal de Strasbourg en première instance. Viviane Schaller a été reconnue coupable d'escroquerie et condamnée à 9 mois de prison avec sursis ainsi qu’à payer une amende de 288 000 euros au titre de préjudice à la CPAM. Elle a été relaxée des autres chefs d'accusation.
Bernard Christophe, également condamné à 9 mois de prison avec sursis, a pour sa part été reconnu coupable d'exercice illégal de la médecine et de commercialisation de médicaments sans autorisation de mise sur le marché. Il doit également payer 10 000 euros de dommages et intérêts à l'ordre des pharmaciens.

Bernard Christophe et Viviane Schaller entendent faire appel, ne renonçant pas à ce que leur logique humaine et empathique puisse être entendue. Nous les soutenons et vous tiendrons au courant de la suite.
:)
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