Géopolitique

Deux sujets sensibles qui ont tendance à énerver les foules. Venez vous lâcher, vous libérer et balancer à tout va!

Modérateur : Nrico

Avatar du membre
bidouille
Posteur XXL
Posteur XXL
Messages : 852
Enregistré le : ven. 15 août 2014 21:19

Géopolitique

Message non lu par bidouille » ven. 23 nov. 2018 19:13

Sujet la géopolitique

je vous invite à partager échanger nos observations, nos sources sur les manipulations les intentions les joutes d'influences entre les nations entre blocs opposé ou allié de circonstances , projection .
J'ose espéré que le topic sera sauvegardé dans son intégrité , que l'échange en sois un réellement avec respect et non le règne de l'égo.

Image

théâtre de guerre la syrie le yémen Image
Bien que sur la carte les sunnites représentes 85% du versant coranique ,la balance penche semble t'il sur la domination chiites (15%) axe iran irak et syrie , assad est de confession Alaouite donc chiites, un pan religieux instrumentalisé à des fin de domination politico économique régional .

Pour en revenir au conflit syrien; pour rappelle envers les novices voici fondamentalement l'argument phare qui plongea la région dans le chao, argument non révélé au grand public; Assad ne voulant pas du gazoduc de l'axe Qatar-usa , ils décidèrent de passer en force(d'aprés mes sources pour être humble), constaté par vous même .

Image

A ce jour l'axe en rouge gazoduc russi-syrie-iran semble s'imposer . L'occident (UE , usa )de part son ingérence au de la des conventions de

l'onu sans grand résultat d'ailleurs sont les perdants ; l'interventionnisme des usa contre la syrie ont perdu toutes légitimité au yeux du monde, ils ont formé une coalition internationale illégale, dirigée par les États-Unis eux même , sous prétexte de combattre le terrorisme,( terroriste , l'EI Albaghdadi formé par la CIA a la manipulation communication en passant)..... La France y contribua en armant des hordes d'assassins des instructeurs et forces spécial .

Le déni de réalité occidentale est grave tant l'orgueil peut mettre le feu au poudre en escalade ,les Bases armée russe ne tendrons pas l'autre joue indéfiniment préviens poutine ; la dernière poche de résistance rebelle Idlib est devenue une poudrière. Les djihadistes d’Hayat Tahrir Al-Cham, une coalition issue d’Al-Qaida, y constituent la force dominante , mais pas que ,des forces spéciale américaine subsistent inutilement , l'heure de vérité ultime approche ,accrochez vous tout peut arrivée :evil: ........ je vous invite à un échange sur le sujet


Le yémen la encore théâtre d'empoignade entre saoudien et iranien extérieur , n'oublions pas l'amérique du sud avec le vénézuela déstabilisé puis instrumentalisé par une opposition à la solde des ricains, la Colombie (futur syrie?), tout ces conflits orchestré par les usa ,leurs dernier soubresaut impérialiste avant effondrement prochain ,changement de paradigme , l'hégémonie occidental est fini, la ressource pétrolière ,minéral , tant de sujet à abordé , futur hégémonie chinoise sur le pacifique en mer de chine , route de la soie , expansion de l'afrique , pression de l'Otan prêt des frontières russe et UKRAINE ... je vous laisse choisir liste non exhaustive ;) , profité bien de ce sujet ,chose promise chose faite ........

PS: texte non copié collé .

Avatar du membre
Agnelette
Big posteur
Big posteur
Messages : 289
Enregistré le : mar. 19 juin 2018 15:40

Re: Géopolitique

Message non lu par Agnelette » lun. 26 nov. 2018 16:53

Bonjour Bidouille et tous :)

Merci Bidouille, d'ouvrir ce fil de discussion, très d'actualité.

Je ne m'y étais jamais vraiment intéressée auparavant. A tort sans doute, car il ne faut pas négliger l'impact que notre pays provoque, dans ses "choix politiques"... :roll:

A ce propos, voici un article que je viens de visualiser sur le Net (que je mets le copier-coller intégral, car certains articles sinon, ont parfois tendance à disparaitre, du fait de la censure).


---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Les pays arabes, meilleurs amis de la France et de son industrie d’armement ?

S’il y a un bilan évident à tirer du quinquennat de François Hollande (2012-2017), c’est bien l’envolée des exportations d’armement de la France et la place que le Moyen-Orient y tient. Les pays du Golfe sont en effet le principal moteur du boom des prises de commandes de l’industrie française du secteur. Depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012) et plus encore depuis celui de son successeur, la France a développé d’intenses relations avec les monarchies de la péninsule Arabique.

Outre l’implantation d’une base militaire aux Émirats arabes unis, ces relations privilégiées se traduisent par une intensification des partenariats militaires et par une envolée des contrats d’armement. Les succès à l’international de l’avion de chasse Rafale illustrent tout à fait cette tendance. En dépit de multiples campagnes à l’exportation, Dassault Aviation (*) a été évincé de nombreux marchés depuis le début des années 2000 par une forte concurrence, en particulier américaine. La fortune du Rafale s’est transformée lorsque l’Égypte a choisi de se doter de 24 appareils en janvier 2015. Cette décision a facilité la vente de 24 appareils au Qatar quelques mois plus tard, ouvrant la voie, en 2016, à une commande indienne qui tardait à se concrétiser pour 36 appareils.

(*) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dassault_Rafale

Au-delà des avions de chasse, le marché de l’armement au Moyen-Orient est plus que jamais déterminant pour les entreprises françaises du secteur. Outre un poids important dans leur carnet de commandes, ce marché permet aussi de confirmer l’intérêt des équipements conçus en France pour des clients internationaux en dehors de cette région. Les relations privilégiées de la France avec les pays arabes permettent à l’industrie française d’accéder aux rares marchés d’importation réellement ouverts à la concurrence. Plusieurs facteurs géostratégiques expliquent cette tendance, notamment une politique française plus affirmée au Moyen-Orient, où l’envol des ventes est une aubaine pour une industrie française de l’armement qui est sous tension faute d’un volume suffisant de commandes nationales. Cependant, il est aussi nécessaire de s’interroger sur les conséquences possibles d’une dépendance trop grande vis-à-vis des marchés d’armement du Moyen-Orient.

Une intervention et une présence françaises plus affirmées

Depuis le début des années 2000, nous pouvons noter un retour de la « politique arabe » de la France. Le rapprochement avec les pays du Moyen-Orient est notable et il se concrétise par un renforcement des partenariats, notamment dans l’armement. Les attentats en France en 2015 et 2016 ont accentué cette convergence d’intérêts géopolitiques au-delà des ­postures diplomatiques traditionnelles.

L’intervention française se révèle plus affirmée de manière générale au Moyen-Orient tant sur le plan militaire que diplomatique. L’armée française est engagée au sein de la coalition internationale contre l’organisation de l’État islamique (EI ou Daech) en Irak et en Syrie avec l’opération « Chammal » depuis septembre 2014. Les missions militaires conduites donnent à voir le déploiement de certains matériels militaires comme le Rafale auprès d’États arabes qui cherchent à moderniser leur équipement. Il faut rappeler que le Moyen-Orient demeure une des régions où les dépenses militaires sont parmi les plus élevées au monde en part du PIB (de l’ordre de 200 milliards de dollars, à comparer cependant à des dépenses militaires mondiales estimées à 1 676 milliards en 2015, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm ou SIPRI en anglais), mais il est aussi caractérisé par une forte instabilité depuis les révoltes arabes de 2011.

Outre l’émergence de mouvances radicales islamistes, d’autres foyers de tensions ou de guerre suscitent le besoin des États de la région de s’armer : la guerre au Yémen depuis 2014 impliquant des forces armées d’une coalition de dix États (dont huit arabes : Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Jordanie, Koweït, Maroc, Qatar), les tensions à Bahreïn depuis mars 2011, la crainte de la déstabilisation du Liban, le retour de l’Iran comme de la Turquie et de l’Égypte dans la géopolitique du Moyen-Orient. Ce sont autant de conditions favorables qui participent à l’achat de matériel militaire français.

Parallèlement, la diplomatie française, bien que jugée parfois hésitante sur certaines questions, a tenu une ligne ferme face à l’Iran dans le contexte de la préparation de l’accord de Vienne de juillet 2015 sur le programme nucléaire. Cette politique a été appréciée par l’Arabie saoudite qui tient l’Iran comme son principal adversaire. Elle facilite aussi la préparation d’un contexte favorable à de multiples commandes (Rafale, bâtiments de projection et de commandement, missiles, etc.). Si cette politique de rapprochement avec certains États arabes s’inscrit dans la continuité depuis plusieurs décennies de politique arabe de la France, elle révèle une volonté d’entretenir des relations plus privilégiées encore.

Des relations plus privilégiées avec certains États

Les intérêts français sont présents de longue date au Moyen-Orient. Depuis les années 1970, ils se sont élargis à des accords de soutien d’armement ou de coopération militaire plus avancée, comme en témoigne celui conclu entre la France et les Émirats arabes unis en 2009. Depuis la seconde moitié des années 2000, ces relations se sont approfondies au profit des exportations françaises. Les années 2010 ont été marquées par la multiplication des contrats majeurs (supérieurs à 200 millions d’euros) signés avec des pays du Golfe, révélant un retour des équipements militaires français dans la région.

Le plus important client de l’industrie d’armement demeure sans conteste l’Arabie saoudite, qui constitue le premier importateur mondial d’équipements militaires, suivi de près par l’Égypte, le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis. En janvier 2015, l’Égypte passait commande de 24 avions de chasse Rafale, qui souffrait d’un déficit d’exportation jusqu’alors, et d’une frégate multimission pour un total de 5,2 milliards d’euros. Le mois suivant, le Qatar commandait également 24 Rafale pour un contrat de 6,3 milliards d’euros. La même année, le gouvernement libanais s’engageait à investir pour 2,2 milliards d’euros de matériels militaires français, soit le contrat le plus important de son histoire avec la France. Il était aussi question de l’achat de plusieurs Rafale par les Émirats arabes unis, en discussion depuis les années 2000 il est vrai, et de la commande par le Koweït de 24 hélicoptères lourds de transport de troupes Caracal pour un montant d’un milliard d’euros.

Outre la qualité de ces équipements militaires, la France a profité durant cette période des effets négatifs des changements de la politique américaine dans la région. La guerre d’Irak de 2003 a dégradé les relations avec les pétromonarchies, qui se sont senties abandonnées par l’annonce en 2011 d’un recentrage des forces américaines vers l’Asie, voire menacées par l’autonomie énergétique des États-Unis avec le développement de la production d’hydrocarbures non conventionnels en Amérique du Nord. Les États-Unis ont enfin été perçus comme des alliés peu fiables alors que les pays du Golfe se sont engagés contre le régime syrien depuis 2011. Ces derniers ont notamment réagi à l’arrêt de la campagne de bombardements militaires contre le régime de Bassar al-Assad (depuis 2000) à la fin de l’été 2013.

Les monarchies du Golfe se sont tournées plus encore vers l’offre d’équipements militaires française dont les industriels sont soutenus par une politique d’exportation plus adaptée. La croissance des ventes d’armement françaises bénéficie d’une politique de soutien à l’exportation réformée par différentes mesures depuis la fin des années 2000. Fin 2008, une Position commune adoptée par l’Union européenne (UE) redéfinit le cadre des exportations pour les pays membres et tend à assouplir les critères de décision. La directive européenne 2009/43 du 6 mai 2009 sur « les conditions des transferts de produits liés à la défense dans la Communauté » tend à simplifier les règles et procédures.
Parallèlement, la coordination des exportations de la France s’effectue dans un nouveau cadre. Alors que l’Élysée occupait une place essentielle sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le ministère de la Défense est redevenu un véritable acteur de coordination sous celle de François Hollande. Le nouveau Comité ministériel des exportations de défense, créé en 2013 et placé directement sous sa tutelle, a contribué à mener une politique de croissance en lien avec les industriels de défense. Cette réforme a été complétée par une politique à la fois active et efficace du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour promouvoir les équipements français à l’international. Cette action dynamique et cohérente a permis de remporter de nombreux succès qui expliquent l’accroissement des prises de commandes de 4,8 milliards d’euros en 2012 à 16,9 milliards d’euros en 2015.

Une prédominance des livraisons dans le Golfe

Le lien fort qui unit la France et de nombreux pays arabes se traduit par une relation privilégiée en matière d’armement, tendant d’ailleurs à devenir une relation de dépendance. Si les pays du Moyen-Orient ont été historiquement des clients importants, notamment au cours des années 1980 et de la première moitié des années 1990, les livraisons vers cette région deviennent aujourd’hui très importantes, voire essentielles pour la préservation de la base industrielle de défense de la France.

Selon le SIPRI, sur la période 2012-2016, le Moyen-Orient est la deuxième région au monde, après l’Asie, pour les importations mondiales d’armement avec 28 % des livraisons. Son poids s’est d’ailleurs nettement accru sur ce marché : sur les cinq dernières années, la valeur annuelle moyenne des importations des pays du Moyen-Orient est 86 % plus élevée que sur la période 2007-2011. Cette région est ainsi devenue le marché en plus forte croissance pour les pays exportateurs d’armement puisque les ventes mondiales n’ont augmenté que de 8,4 % entre ces deux périodes.

La France profite pleinement de cette croissance. D’une certaine manière, il s’agit là d’un retour à une situation que l’industrie a déjà connue. En effet, le Moyen-Orient a été le marché le plus important du premier « âge d’or » des exportations françaises d’armement entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990. À cette époque, l’industrie française a bénéficié d’une demande forte de cette région compensant la baisse des commandes nationales résultant de la fin de la guerre froide.

D’une certaine manière, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Si la comparaison entre les années 2010 et les années 1980 ne doit pas être poussée à l’excès, force est de reconnaître que la France bénéficie des mêmes paramètres aujourd’hui favorisant ses ventes d’armes aux pays du Golfe. Les commandes des pays du Moyen-Orient ont été portées ces dernières années par des cours très élevés des hydrocarbures, d’importantes tensions régionales et une nette dégradation des relations entre les pays arabes et les États-Unis qui ne sont plus perçus, de ce fait, comme leur fournisseur naturel.

Les succès annoncés par le président de la République et le ministre de la Défense se concrétisent dans les chiffres des exportations. Le carnet de commandes de l’industrie française de défense est garni de commandes des pays du Golfe. Trop garni peut-être, car l’évolution récente crée une dépendance de plus en plus forte vis-à-vis de ce marché en particulier. En effet, le Moyen-Orient représente 76 % des prises de commandes de l’industrie française de défense à l’exportation en 2015 (contre seulement 19 % en 2011). Ce niveau de dépendance est encore plus marqué en raison d’un fait important : une grande partie repose sur deux clients, le Qatar et l’Égypte.

Même si les commandes se concrétisent par des livraisons étalées dans le temps, le poids du Moyen-Orient dans le chiffre d’affaires de l’industrie de défense française est devenu tout à fait perceptible en matière de livraisons. Cette région représentait en moyenne 29 % des livraisons entre 2006 et 2015. Son poids relatif dans les exportations françaises d’armement est passé de 23 % en 2011 à 43 % en 2015.
Une analyse détaillée par pays montre certains changements dans les flux vers le Moyen-Orient. Alors que l’attention s’est récemment portée sur le Qatar, en particulier sous la présidence de Nicolas Sarkozy, il apparaît que ce pays est certes un client notable, mais qu’il reste d’un poids relativement limité en ce qui concerne les livraisons. À l’inverse, les flux d’équipements se dirigent principalement vers l’Égypte et l’Arabie saoudite. Nous pouvons aussi noter une baisse relative des livraisons aux Émirats arabes unis bien que ce pays soit un client fidèle et important de la France depuis les années 1980.

De nouveaux enjeux géopolitiques et économiques

Il est nécessaire de prendre du recul afin de ne pas se laisser emporter par l’euphorie de la signature des contrats. Les succès à l’international de la France sont importants dans cette zone, mais l’industrie manque de succès équivalents dans d’autres régions du monde. Et les relations privilégiées avec les pétromonarchies du Golfe ne sauraient se limiter à des contrats, car ces pays attendent plus de la France afin d’assurer leur sécurité, voire de concrétiser leurs ambitions internationales dans la région et au-delà.

L’euphorie de la signature des contrats au Moyen-Orient est légitime. Ces ventes à l’exportation constituent une bouffée d’oxygène pour préserver l’autonomie stratégique de la France en pérennisant son outil industriel de défense. Cependant, la concentration des commandes dans cette région du monde crée une dépendance économique qui pourrait s’avérer périlleuse si elle devenait excessive.

Le modèle de l’industrie française d’armement a toujours été conçu comme un équilibre entre commandes nationales et ventes internationales, car la France n’a pas les moyens de faire vivre une industrie autonome grâce aux seules commandes de ses armées. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les exportations au Moyen-Orient sont venues contrebalancer une réduction des commandes nationales. À la fin de la guerre froide, l’industrie nationale a été préservée grâce à des livraisons record dans cette région.

Cependant, la tendance actuelle, si elle se poursuivait, entraînerait une bien plus grande dépendance structurelle. En effet, à terme, plus de la moitié du chiffre d’affaires de l’industrie pourrait être dépendante des exportations et les trois quarts des livraisons seraient concentrés sur cette région bien particulière. Cela exposerait l’industrie française à tout risque de retournement des marchés du Moyen-Orient. Et les causes d’une telle tendance peuvent être multiples.

Nous le constatons déjà avec l’effondrement du cours du pétrole. Ces pays sont très dépendants de la production des hydrocarbures, entraînant une corrélation indéniable entre le cours du baril et leur niveau de dépenses militaires. Or nous pouvons estimer que le marché s’est aujourd’hui retourné et que les commandes dans les années à venir seront beaucoup moins importantes qu’au cours des trois dernières années. Hormis l’Arabie saoudite pour les besoins de ses opérations au Yémen, beaucoup de pétromonarchies ont suspendu ou reporté des projets d’acquisitions.

La France a aussi bénéficié d’une dégradation de la relation entre les États-Unis et les pays du Golfe. Faute de pouvoir se doter d’armements américains et ne pouvant se tourner vers la Russie qui arme leurs adversaires, ces pays se sont de nouveau rapprochés de la France ou d’autres partenaires européens. Or cette conjoncture géopolitique n’est pas nécessairement pérenne. De plus, la France a toujours eu du mal à faire face au rouleau compresseur américain sur les marchés d’armement. Le retour en force des États-Unis sur les marchés d’exportation est déjà perceptible du fait de moindres commandes du Pentagone, une tendance qui devrait s’accentuer dans les prochaines années. Les années 1990 ont montré à quel point les États-Unis peuvent être agressifs pour accaparer les marchés ouverts – et la France a peu de chance de préserver ses parts de marché…

Un risque d’entraînement dans de nouveaux conflits ?

Au-delà de la dépendance de l’industrie française, nous ne devons pas perdre de vue les engagements associés à la livraison d’armements aux pays de la région. Si la France a réussi à vendre des quantités importantes d’armement au Moyen-Orient, cela s’explique en partie par un phénomène de course régionale aux armements. En effet, cette région est traversée de multiples crises et conflits qui alimentent l’accroissement des dépenses militaires.

Certes, l’effondrement de certains États comme l’Irak et la Syrie a permis l’émergence de mouvements radicaux, mais ce n’est qu’un facteur mineur permettant d’expliquer l’explosion des dépenses militaires des pays arabes et le boom des importations d’armement qui l’accompagne. En effet, les rivalités anciennes et le manque de confiance entre pays voisins ont été réactivés du fait de ces crises régionales. Le retrait américain a permis à des différends de ressurgir, en particulier entre sunnites et chiites avec un engagement direct ou indirect notamment de l’Iran et de l’Arabie saoudite dans les foyers de crises.

Les succès à l’exportation de la France reposent en partie par un effet de substitution aux États-Unis comme allié de monarchies fragilisées du Golfe et ressentant un risque croissant d’agression. Or les ventes d’armement s’appuient aussi sur une coopération militaire renforcée. Le choix d’implanter une base militaire dans les Émirats arabes unis n’est pas anodin (cf. carte), car la France pourrait être entraînée dans les tensions régionales. Pour vendre ses équipements, notre pays n’a-t-il pas été trop empressé de signer des accords de sécurité ? Le prix à payer se révélerait plus élevé que prévu. S’il n’est pas envisageable à court terme que le Golfe s’embrase, la France pourrait cependant devoir intervenir auprès de ses alliés et clients que sont l’Égypte, les Émirats arabes unis et le Qatar. Cela crée des zones d’ambiguïté, voire de risque, par exemple en Libye, où ces pays sont fortement impliqués. Le partenariat privilégié entre la France et le Moyen-Orient ne saurait être à sens unique, même si certains tendent à l’oublier. Les ventes d’armes sont avant tout un acte politique. Il n’est pas possible de les considérer uniquement du point de vue économique, car les armes ne sont pas des biens comme les autres.

La volonté et parfois la nécessité de vendre à l’international entraînent les entreprises et l’État français à accepter des transferts de technologie et le développement de compétences industrielles dans les pays importateurs. Ce choix peut apparaître acceptable à court terme comme la contrepartie d’un contrat, mais il peut finalement réduire la capacité de la France à exporter ses armements si ces États se dotent d’une industrie locale.

La vente d’armes pose des enjeux économiques, mais aussi, et surtout, politiques, que ce soit dans la relation aux pays clients ou dans le soutien que les ventes internationales apportent pour assurer la pérennité d’une industrie de défense autonome. Une approche globale est essentielle pour ne pas prendre de risques inconsidérés ou placer la France dans une position de dépendance vis-à-vis de quelques pays clients ou d’une région du monde comme le Moyen-Orient, ce qui est antinomique avec le but recherché : l’autonomie stratégique de notre pays

https://www.areion24.news/2018/11/26/le ... darmement/
Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle un papillon

Avatar du membre
bidouille
Posteur XXL
Posteur XXL
Messages : 852
Enregistré le : ven. 15 août 2014 21:19

Re: Géopolitique

Message non lu par bidouille » lun. 26 nov. 2018 19:15

la voila comme ça agnelle je t'aime :lol:

concrètement deux facteurs interfèrent , la guerre pour la ressource et d'une puis la survie du complexe militaro-industriel sont corrélé c'est de l'ordre du tropisme . J'estime que la guerre pour la ressource est le support de futur conflits armée , il suffit par conséquent géologiquement de savoir ou se trouve les minerais rare par exemple, la sera la guerre présente ou futur.

Le complexe militaro industriel occidental et encore plus vrais les américains font et induise les conflits ,trouver un ennemi est une question de vie ou de mort , ils l'ont compris , exemple l'ukraine en conflits instrumentalisé envers la russi, les blanc(les usa) que feraient t'ils sans les rouges (les russes) ??? .... donc ils s'aiment en bonne dualités qu'ils sont , peut importe les morts ,importe leurs survie un point c'est tout.

Regardons le vénézuéla , la ressource minéral et pétrolière surtout , les russes et les chinois d'un côté et les ricains de l'autre qui déstabilise socialement et politiquement le pays , les perdants sont tjrs les même ,le peuple :( ..... à y regarder sur la russie car c'est mon intérêt restreint actuelle , que fais Poutine???? , il a tout compris sur l'approche en pratique de la main mise de la ressource, initier comme au vénézuela le désordre le chao dans le pays , il à raison Poutine amoureux de son pays qu'il est, c'est un résistant, peut importe les moyens toutes oppositions politique est drastiquement contrôler , sinon quoi ?? ........ il le sais son pays y passera comme tant d'autres , kadafi , Saddam etc etc ..... d'aprés certaines sources durant des heures il a visionné une vidéo ou kadhafi fut lynché , il a regardé encore et encore , se jour la les américains ont réveillé l'ours russe en lui :D . Moi j'en dis vas sy continue à faire chié les adeptes du nouvelle ordre mondiale , les ukrainiens avec leurs usines archaïques sidérurgique n"ont plus les moyens , ils sont armée par les américains!! , ben c'est comme ça , les pièces détachés font la manne d'or en maintenance du dis matérielle, et si tu rechignes à obtempéré demain ,on active une puce dans l'outil de guerre et rien ne fonctionne , faudrait quand même pas que leurs matos se retourne contre eux ,non mais :D .......

et si c'était tout , non pas de chance ,l'aspect bolchevique prime tjrs , les scories de la révolution russe don hérite Poutine sont incrusté dans la glace , il faut bien comprendre l'origine d ela seconde guerre mondiale, le bolchevisme est l'anti thèse du capitalisme lol , c'est encore el cas à moindre mesure certe ,mais encore quand même, exite la mise en prison d'oligarque russe tanté qu'ils furent par le capitalisme.

les intérêt priment , ces pourri c'est un faite , ton article corrobore l’appétence de tout complexe militaro-industriel peut importe dou il viens bizness bizness point barre l'empathie n'a pas sa place , les marchand d'arme pareil au même , tout se beau monde à intérêt aux conflit, ils existerons tjrs par procuration ou non ils s'entretiennent collabore , c'est tentaculaire ,quitte à trahir l'allié d’aujourd’hui s'ils le faut agnelette.L a encore il me semble que le cour terme fais la par belle ,on vend avec le transfert de technologie, bien ou mal étudier , c'est un choix politique industriel tant politique tout court .L'expention de cette industrie est à double tranchant condamnée à s'entretenir exponentiellement ou non .
Modifié en dernier par bidouille le dim. 2 déc. 2018 22:51, modifié 1 fois.

Avatar du membre
Passetec
Nouveau
Nouveau
Messages : 16
Enregistré le : sam. 12 juil. 2014 17:09
Localisation : Alpes-Maritimes

Re: Géopolitique

Message non lu par Passetec » dim. 2 déc. 2018 14:11

L’ancien président des États-Unis George H. W. Bush est décédé à l’âge de 94 ans est mort un peu après 22h ce vendredi 30 novembre 2018, a annoncé tard vendredi soir son fils George W. Bush, huit mois après le décès de sa femme, Barbara Bush.
Si de nombreuses personnalités vont émettre des louanges de ce locataire de la Maison Blanche de 1989 à 1993, il ne faut pas oublier qu'il est l'instigateur de la première guerre du Golfe, "Tempête du désert", du 2 août 1990 au 28 février 1991 que son fils George W. Bush va poursuivre en détruisant l'Irak lors de ses mandats de 2001 à 2009.
L'ancien Président George H. W. Bush fera parti du complot du 11 septembre 2001 qui va conduire ensuite à lancer des guerres en Afghanistan et en Irak qui feront des millions de victimes !
Le Nouvel Ordre Mondial Nazi Satanique était l'Objectif du Clan Bush-Clinton-Rockefeller et du Gouvernement de l'Ombre, soutenu en France par Sarkozy !
Le Président Obama a été contraint de se soumettre au Clan Bush, car lors d'une entrevue avec l'ancien Président américain George H. W. Bush au premier jour de son entrée en fonction, il l'a menacer de violer ses filles et de les tuer s'il n'obéissait pas !
Lors d'un vol en hélicoptère avec le futur Président Clinton, il lui a démontrer comment les militaires, qui l'accompagnaient, étaient programmés pour obéir corps et âme, en demandant à celui qui était là de sauter sans parachute, ce qu'il fit immédiatement !
La Famille Bush, d'origine allemande, a été soutenu par les anciens Nazis qui ont coopéré avec les Américains dans le cadre du Programme Spatial Secret et qui se sont infiltrés dans tous les rouages des États-Unis !

https://changera.blogspot.com/2018/12/l ... rge-w.html

Avatar du membre
bidouille
Posteur XXL
Posteur XXL
Messages : 852
Enregistré le : ven. 15 août 2014 21:19

Re: Géopolitique

Message non lu par bidouille » dim. 2 déc. 2018 18:07

il ya déja un topic sur la famille rockefeller et son influence tentaculaire, peut être pourriez vous y ajouter ceci et laissé le présent moins du complot illuminati je dis bien, la sémantique est différente , bienvenue en tout cas ;) .

Agnellette tu dis <<
Je ne m'y étais jamais vraiment intéressée auparavant. A tort sans doute, car il ne faut pas négliger l'impact que notre pays provoque, dans ses "choix politiques"... :roll:

A ce propos, voici un article que je viens de visualiser sur le Net (que je mets le copier-coller intégral, car certains articles sinon, ont parfois tendance à disparaitre, du fait de la censure).


ne t'excuse pas agnelle ,cela s'impose à toi ou non, les passions les intérêt spécifiques s'impose, conditions sinéquanon pour être pertinent crédible sur un sujet . Sur ton copié collé , pour un esprit analytique rompus à l'observation en corruption et la manipulation , ce qui est dis dedans coule de source ,c'est sans surprise.

La manipulation et ces rouages , du temps de la ROME antique le pouvoir n'était pas toujours acquis militairement ,les modes de conquêtes d'affaiblissement n'a pas trop évoluer . En extension du théatre géopolitique entre super puissances ou moyenne puissance régional , le yémen

Le yémen fut un temps l'oublié des grands média occidentaux , pourtant l'expression du conflit et les drames assortis sont du même acabit que les joutes entre russie/UE , USA .......... détourner l'attention . La guerre par procuration, sauvé les apparences , la même rhétorique se trame sur le théâtre yéménite

Citant un article du Canard enchaîné, mais ne mentionnant pas le rôle des Britanniques dans ce conflit, il a rapporté que « les “militaires américains supervisent cette guerre en tant qu’associés”, […] les opérations [étant gérées] par le CENTCOM, qui pilote toutes les [campagnes] américaines dans le Moyen-Orient et en Asie centrale. »

Reprenant une analyse d’IntelligenceOnline.fr, il a également ajouté que « les services […] français ont ouvert en grand les vannes des transferts de renseignement pour soutenir l’opération “Tempête décisive” au Yémen. La [DRM] et la DGSE ont ainsi reçu l’ordre express de l’Élysée de soutenir par tous les moyens l’offensive de Riyad contre les rebelles houthis », notamment dans le but de vendre des satellitesaux Saoud et de relancer les activités gazières de Yemen LNG, que Total et ses partenaires avaient dû stopper en avril 2015. La « coalition arabe » est donc une expression qui nous fait oublier l’implication militaire directe des gouvernements américain, français et britannique dans ce conflit, dont les conséquences humanitaires sont désastreuses. Au fil des ans, plusieurs sources bien informées ont confirmé à l’auteur de ces lignes que les états-majors et les renseignements occidentaux étaient engagés dans cette guerre cataclysmique, qui affecte aujourd’hui plus de 22 millions de Yéménites.

Le 30 octobre dernier, le journaliste Claude Angeli résumait dans le Canard enchaîné la « cobelligérance inavouable de la France au Yémen », rappelant que les services secrets français et américains ont directement soutenu ce que Florence Parly a tout de même fini par qualifier de « guerre horrible » il y a quelques jours.

Or, si la ministre des Armées critique désormais ce conflit et en appelle à sa conclusion, elle nie l’utilisation pourtant avérée d’armements« made in France » contre les populations civiles au Yémen.

Si la ministre [française] des Armées critique désormais ce conflit et en appelle à sa conclusion, elle nie l’utilisation pourtant avérée d’armements « made in France » contre les populations civiles au Yémen


je vous laisse rebondir la dessus si cela vous en dis :)

Répondre