Au terme de la Prophétie de Malachie....

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Au terme de la Prophétie de Malachie....

Message non lu par voltigeur » sam. 15 janv. 2011 06:44

Voilà qui va intéresser Benji!

21 déc 2010, par John Lloyds !

Qu’est-ce qu’une prophétie ? c’est un coup d’oeil furtif sur l’avenir. Peut-elle prévoir l’avenir ? En aucun cas ! L’avenir n’est pas écrit, il est en mouvement, il est comme une brume informe, imprécise, qui se solidifie à mesure qu’on s’en approche, mais qui est d’autant plus floue qu’elle est lointaine. Comment une vision pourrait ainsi répondre à la suffisance humaine qui réclame un bulletin météo au centimètre près ? La prophétie parle dans son langage, pas dans le nôtre, et c’est à nous qu’il appartient de briser notre étroitesse de vue pour nous hisser dans ses sphères. Il fut un temps où l’on parlait une langue multivalente, cela s’appelait le langage crépusculaire, mais la perte du sacré a entraîné notre chute dans la langue vulgaire qui a perdu ses dimensions primordiales. La seule prétention d’une prophétie, c’est de décrire le brouillard qu’est l’avenir, ce pourquoi on ne peut la comprendre qu’après coup.

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L’oracle de Delphes a duré près d’un millénaire, les paroles de la pythie ne furent jamais comprises qu’après les accomplissements. La prophétie de Saint Malachie n’échappe pas à la règle, car même après coup, le champ d’analyse, qui reste inconnu, doit rester en conséquence aussi vaste que possible. Les éléments d’interprétation la concernant furent très larges, allant des armoiries jusqu’à l’origine géographique, mais une prophétie qui s’exprimerait selon un schéma attendu par des conventions de pensée d’une époque n’exprimerait-elle pas finalement que la petitesse de la vision humaine ? Une prophétie précise en évènements et chronologie ne ferait que refléter l’horreur d’un avenir parfaitement déterminé qui interdirait tout libre arbitre humain en casant l’homme dans un schéma où n’importe laquelle de ses actions n’aurait aucune incidence sur son avenir déjà écrit. La prophétie de Saint-Malachie possède cet immense avantage qu’elle ne propose ni date de finalité, ni processus de déroulement, ni description de l’ère qu’ouvrira son accomplissement, et respecte ainsi cet indétermination de l’avenir.

Historique et débat d’authenticité
La première mention de la prophétie dite de Saint Malachie apparaît en 1595, publiée par le bénédictin Arnoult de Wion (1). Dès sa publication, elle fut immédiatement mise en doute par le savant jésuite Ménestrier qui démontra que non seulement elle était inconnue en 1570, car elle ne figurait pas dans le très savant ouvrage de Joannel sur la vie des papes, mais encore Bernard de Clairvaux lui-même, contemporain et biographe de Malachie, n’en dit pas un mot. Selon ménestrier, cette prophétie fut rédigée en 1590, à l’occasion du conclave de cette année, par un partisan du cardinal Simonceli. La devise qui aurait du lui échoir, « de antiquitate urbis », parce qu’il était ancien évêque d’Orviete (Urbs Vetus) a fini par être attribuée à Grégoire XIV, élu à sa place (2). L’argument retenu fut qu’il était originaire de Milan. Toutefois, certains analystes suggèrent qu’il aurait été impossible de constituer ce « faux » témoignant d’une si grande érudition pendant les 49 jours du conclave. Si les arguments de Ménestrier sont discutables, il n’en sont pas moins crédibles, il est très surprenant qu’une prophétie aussi audacieuse soit passée inaperçue pendant 4 siècles pour émerger en pleine période de mode prophétique, au temps de Nostradamus, au point qu’il circule des théories qui lui en attribuent la paternité.

Pourtant, quelques rares mentions signalent l’existence de cette prophétie avant 1590. Wion dit qu’il aurait trouvé ce texte dans un vieux manuscrit. Un commentaire, publié à ferrare en 1794, signale l’existence d’une copie antérieure au XVI° au couvent des Olivetains à Rimini (3). Selon certains historiens catholiques, l’inexistence de cette prophétie avant 1595 peut s’expliquer durant tout le XVI° par les directives du cinquième concile de Latran en 1615, puis le concile de trente qui interdisaient toute prédication relative à l’antechrist et à la fin du monde. N’interdisait-on pas déjà la métaphysique d’Aristote quelques siècles plus tôt, à la fondation de l’université parisienne ? La publication de Malachie n’était-elle pas finalement condamnée à attendre une fenêtre de de sortie favorable ? Curieusement, à la publication de Wion, la législation du concile était toujours en vigueur, sans que pourtant personne ne s’élève, ni au Vatican, ni chez les évèques, contre sa diffusion ; une tolérance inhabituelle dans cette institution plutôt rigoureuse envers son dogme, et surtout jamais la moindre condamnation. Certains papes furent même réputés pour apporter tout leur soutien à cette prophétie, comme, bien plus tard, Pie XII.

Ce qui fit le crédit de la prophétie de Saint Malachie engendra aussi des très forts doutes sur la paternité de Malachie. Jusqu’à sa parution en 1595, les devises collent trop parfaitement (4). Une prophétie trop parfaite met la rationalité sous torture, aussi la thèse qui a toujours prévalu reste la paternité anonyme datant de 1590. Toutefois, de très nombreuses devises ultérieures à la supposée année de rédaction 1590 se révélèrent stupéfiantes (5), redonnant un second souffle considérable à cette prophétie. De très nombreux théologiens ou historiens s’y montrèrent favorables : Le bénédictin Henriquez, le jésuite Cornelius, le jésuite Engelgrave qui parle même de « monument mémorable », des protestants, comme le savant Théodore Crüger, Graff ou Daniel Moller, l’historien Feller dans son dictionnaire historique, Henrion, dans son histoire de la papauté, Chantrel dans son histoire des papes au moyen-âge, l’abbé Cucherat, en 1873, Mgr Fèvre dans l’histoire apogétique de la papauté, Mgr Perriot en 1895, l’abbé Joseph Maître, en 1901, qui publie un ouvrage sur les relations entre la prophétie de St Malachie et l’apocalypse, un ouvrage qui s’arrache au point qu’il devient immédiatement épuisé.

Les mentions de l’abbé Joseph Maître sont d’ailleurs fort interessantes : cet homme d’église a probablement fait l’analyse la plus complète à ce jour. Dans son ouvrage de près de 900 pages, il défend la paternité de Malachie, et si, dit-il, Saint Bernard n’en a pas fait mention, c’est parce qu’elle faisait référence à un horizon très lointain, estimé à 1 millénaire à l’époque, et qu’elle pouvait détourner certaines âmes de l’authenticité de la vie monastique. De même, Saint Bernard n’a pas fait référence, non plus, à d’autres titres de Malachie qu’il connaissait bien, comme « De Coelibatu », ce qui prouve qu’il n’a pas cherché à faire une oeuvre exhaustive. Mais Saint-Bernard n’a pourtant pas manqué de souligner les qualités prophétiques de Malachie (6). Par ailleur, selon Maître, 2 devises païennes semblent plutôt indiquer que la prophétie a été composée pendant le moyen-âge, plutôt que le XVI° siècle (7). Sur le terrain du style, Maître répond également à l’objection générale de la trop grande utilisation des racines linguistiques italiennes, qui ne pouvaient être l’oeuvre d’un auteur de culture irlandaise : la plupart des détracteurs avaient oublié le très long séjour de Malachie à Rome, où, selon Cucherat, il aurait écrit la prophétie et l’aurait remise au pape en 1140 (8) ; Est-ce dans cette ville qu’il aurait été inspiré par quelque manuscrit poussiéreux, ou par transcendance divine, à écrire sa prophétie ? Si personne ne semble être prêt à lever le voile sur son l’origine, la théorie de la paternité attribuée à Malachie est tout aussi défendable que la composition tardive du XVI° siècle, et les enjeux en sont gigantesques : l’absolue concordance des devises avant la publication du texte signerait la mise à mort de la sacro-sainte rationalité scientiste.
La prophétie de Malachie, un pendant de la malédiction des templiers ?
Les analystes du XIX° ont longuement disserté sur l’origine de la perte de l’influence catholique qui commença à la révolution française. L’une des hypothèse fut l’ensemble des prophéties qui prédirent la révolution française, qui remonte aux templiers eux-mêmes, et la chute de l’Eglise semble y être intrinsèquement entrelacée. En dépit des versions officielles contemporaines, des nombreuses études historiques du XIX°, mises sous silence par les analystes modernes, montrent que la lignée des templiers a toujours joui d’une continuité parfaitement traçable après sa prétendue éviction par Philippe Le Bel (1). C’est sur la base de ces anciennes études que Druon remit au goût du jour, sous l’appelation des « rois maudits », l’antique malédiction templière qui devaient s’abattre sur les 13 générations à suivre de la royauté ; malédiction commencée par l’anéantissement de la lignée capétienne (2), qui laissa le trône de France d’abord vide puis réinvesti au prix d’intenses escroqueries juridiques (3) ; malédiction achevée avec la tête de Louis XVI.

C’est Stanislas de Guaita qui a longuement analysé le mécanisme des dernières étapes de ladite malédiction et sa filiation avec ce qui devait être son origine près de 5 siècles plus tôt (4). Ce sont, d’après lui, 2 émissaires internationaux, charlatans magiques chargés de faire rêver les cours européennes, mais en réalités agents maçons qui, toujours selon lui, allaient préparer la chute de la royauté : Joseph Balsamo (le « divin comte de Cagliostro ») et le comte de Saint-Germain, qui devaient « établir une correspondance efficace entre les divers chapîtres, le premier envoyé de Naples, le second de Paris ». Stigmatisée à l’avance du sceau du divin comte, LPD, Marie-Antoinette avait scellé son destin : Liberté, Pouvoir, Devoir, au sens exotérique, mais en réalité « Lilia Pedibus Destrue » (le pied écrase le Lys) (5)

Le comte Cagliostro avait disséminé cet avis lors de ses périgrinations : « A tous les maçons véritables, au nom de jéhovah, le temps est venu où l’on doit commencer la construction du nouveau temple de Jérusalem. cet avertissement est pour inviter tous les véritables maçons à londres (en 1786) pour y former un plan et poser la pierre fondamentale du véritable temple de ce monde visible ». Suite à quoi Guaita fait valoir que le jacobinisme, loin de tirer son nom d’un hasard de localisation (le couvent des jacobins se situait rue St-Jacques – Jacques – Jacobus) – quoiqu’on pourrait faire valoir que le hasard fait bien les choses -, vient de Jacobus Molay, et cite Cadet de Gassicourt « Pour n’admettre à leur vaste projets que des hommes sûrs, ils [les néo-templiers] inventèrent les loges ordinaires de la maçonnerie, sociétés sans secret dont les pratiques ne servent qu’à donner le change et à faire connaître aux vrais maçons les hommes qu’ils peuvent associer à leur grande conspiration. ces loges, que je pourrais appeler préparatoires, ont un but d’utilité réelle : elles sont consacrées à la bienfaisance. les vrais templiers, ou jacobins, ne tiennent pas loge. leur mot d’ordre est Jakin, Booz, Mac-Bénac, Adonaï 1314, dont les lettres initiales sont celles de Jacobus Burgondus Molay Beat Anno 1314″
« La monarchie terrassée, les jacobins se tournent contre le catholicisme. Chaumette, Anacharsis Clootz, dès l’année précédente, avait ouvert la persécution, sous robespierre elle avait atteint son paroxysme. La haine des néo-templiers n’était point assouvie, il fallait que le pauvre Pie VII payât à son tour la dette terrible conractée par Clément V » poursuit Guaita. Clément V fut en effet largement impliqué dans le procès contre les templiers par une passivité si monstrueuse qu’on peut sans problème la qualifier de complicité active, puisque l’ordre du temple dépendait de lui, et qu’il fut le signataire de sa dissolution. Malheureux Pie VII, à qui la première facture fut présentée ; on constatera la magnifique devise associé à ce pape (« aquila rapax », ou « l’aigle ravisseur ») emprisonné par Napoléon, et dans l’obligation de signer le concordat de 1813 où il perd son autorité spirituelle, dans la continuité de l’objectif de la loge de la haute-observance représentée par cagliostro (6). C’est ainsi que naquit le « nouveau temple » pour reprendre Cagliostro, ou le « temple de Satan » pour reprendre Guaita, qui poursuivit son activité de sape en instrumentalisant sa lutte anticléricale au profit d’un républicanisme laïc (7) dont l’une des oeuvres fut plus tard la séparation de l’église et de l’état.

Ce qui est frappant dans la prophétie des 111 papes, c’est la coïncidence de la date estimée de sa constitution, dans l’hypothèse du conclave, très probablement 1590 ou peu après, avec les prophéties régicides qui la précedent, celle de Paracelse en 1536 et celle de Joachim de Flore en 1589 (8). Il est tentant de conclure à une prophétie source duale comportant un volet régicide, et son pendant papicide, 2 volets d’une même racine, établis en cette fin de seizième siècle. L’éventuelle paternité attribuée à Malachie ne serait pas moins troublante : Saint-Bernard n’était-il pas le fondateur de l’ordre du temple ? Comment, dès lors, les templiers auraient-ils pu ne pas connaître la prophétie de Malachie s’il en était l’auteur ? Si la chute de la royauté est maintenant effective depuis plus de 2 siècles, reste toujours l’église en place, bien que graduellement affaiblie et éloignée de la place politique. La gravure dépoussiérée par Guaita est sans appel : la faux qui surgit de la 3° colonne entend bien décapiter la colonne royale et la colonne sacerdotale. Mais s’attaquer au principe de la foi relève d’une toute autre ampleur que de faire chuter un système politique, fût-il royal, d’autant gangréné par la corruption. Si l’affaiblissement de l’Eglise après 2 siècles d’attaques maçonniques est aujourd’hui flagrant, on peut comprendre que l’éviction finale de la papauté prenne beaucoup plus de délai que celle de la royauté dont l’affaiblissement était déjà perceptible dès les capétiens, et qui, de là, n’aura mis que 4 siècles à s’effondrer

Si le père de la prophétie des 111 papes est Malachie, nul doute que l’ordre du temple connaissait son existence, suite à quoi les templiers n’eurent aucun besoin de prononcer une autre sentence que celle déjà gravée dans le marbre par l’ami de Saint-Bernard. Il est en tous cas remarquable de constater que c’est ceux-là mêmes qui ont participé à la chute de la royauté qui ont également été maîtres d’oeuvre dans la lente agonie du pouvoir pontifical dès la révolution (7). L’église d’aujourd’hui représente le dernier rempart moral et humaniste d’un monde qui glisse dans un totalitarisme universel, conduit par un ensemble de dictateurs qui se passeraient bien de la culture religieuse encore très vive chez des centaines de millions d’individus, raison pour laquelle on constate des florilèges de discrédits organisés contre le vatican qui semblent se multiplier ces derniers temps. La fin de l’empire chrétien n’a jamais été aussi perceptible qu’actuellement. Toutefois la raison de cette bataille séculaire est à rechercher bien plus profondément, et elle remonte précisément à Philippe le Bel. Celui-ci n’avait jamais pardonné au pape boniface VIII d’avoir osé se prévaloir de droit divin, en affirmant la prééminence du pouvoir pontifical sur le pouvoir royal temporel. Pareillement, selon Duby, la chute des templiers provient non pas d’un vice vénal de Philippe le bel, mais bien du fait que l’ordre du temple avait tenté de faire tourner la roue de la trifonctionalité d’un tiers de tour, à savoir d’affirmer sa prééminence. Nous sommes dans un schéma, non pas multi-séculaire, mais multi-millénaire, que l’on retrouve déjà dans le Mahabharata, à savoir le faire-valoir d’une caste sur une autre, celle des kshatriyas (guerriers) sur les brahmanes, ou, pour reprendre le schéma médiéval de Dumézil, celle des bellatores sur celle des oratores.
A l’approche de la fin du temps chrétien
« De mediatate lunae », « De labore Solis », « De gloria olivae ». Nous sommes au terme des 3 dernières devises de la prophétie. Selon l’abbé Maître, elles marquent l’effondrement de la papauté. Une de ses remarques doit être rappelée : selon lui, « de mediatate lunae », le symbolisme de la lune relative à la devise de Jean Paul 1er, caractérise un antipape (1). Il est absolument stupéfiant de constater que cet abbé, très érudit, ait prévu près d’un siècle plus tôt, la très courte durée de son rêgne (Rappelons les très forts soupçons d’assassinat qui planent au-dessus du rêgne de Jean Paul 1er), et en vient à s’interroger sur la nature des évènements qui vont précipiter une courte période d’âge d’or (qu’il situe de « Pastor angelicus » à « Flos florum » inclus), ce qui correspond, sans qu’il ait pu le savoir, aux trente glorieuses ! Il caractérise les 3 dernières devises depuis « de mediatate lunae » comme une descente aux enfers si rapide qu’il a du mal à y croire (2).

Le contraste qui apparaît entre la très violente devise qui accompagnait Jean-Paul 1er, et caractérisée bien à l’avance par Maître, et la suivante, « De labore Solis » (du travail du soleil), est saisissante, au point que Jean-Paul II ait pu être comparé à un « pape-soleil ». Certains ont vu dans cette devise l’éclipse de soleil qui présida sa naissance. Mais pourquoi cette devise ne devrait-elle pas être prise au sens propre ? C’est en effet au début du règne de Jean-Paul II que le phénomène du réchauffement planétaire s’est emballé (3) pour culminer à la canicule de 2003, au point que la mode du réchauffement d’origine anthropique a pris son essor à la fin de son règne. On pourra objecter qu’il s’agit de climat et non de travail solaire, mais l’influence du soleil sur le réchauffement est en plein débat, et loin d’être clos, au point qu’une augmentation de la température sur la planète Mars depuis une trentaine d’année est aujourd’hui attestée, ce qui a tout lieu d’indiquer un véritable effet solaire, même s’il est encore mal connu à ce jour (4). Par ailleurs, à la fin du cycle 23, le soleil a bien décidé de stopper son activité, puisqu’il est, depuis, en panne (5), ce qui, selon la règle empirique basée sur Maunder, pourrait nous précipiter vers un âge glaciaire. Si cette hypothèse devait être confirmée, Jean-Paul II aura bien été le pape d’un dernier sursaut solaire.

Plus énigmatique sera sans doute « la gloire de l’olivier » ; Etant la dernière devise avant la venue de Pierre, elle n’annonce probablement rien de bon, d’où l’étrangeté du mot « gloire », qui dans ce contexte ne peut qu’annoncer l’avènement d’un principe douloureux. Il y a alors certainement plus à craindre de l’olivier qu’à en espérer. Pierre le romain devrait être le dernier représentant de l’Eglise, chargé de fermer la porte, comme l’atteste la dernière vaticination de la prophétie (6) ; de style si contrasté avec « le travail du soleil » et « la gloire de l’olivier » que beaucoup y ont vu un ajout apocryphe, voire le retrait de quelques devises entre la gloire de l’olivier et la venue de Pierre. Mais si la 111° devise est réellement la dernière, la continuité avec la venue de Pierre donne tout lieu de croire qu’elle annonce une grande catastrophe, et il est tentant de rapprocher l’olivier au symbolisme d’Israël.

Chez Paul, en effet, l’olivier franc représente israël (Romains 11. 17-18) ; cette devise peut aussi concerner la prophétie que Jésus fit sur le mont de l’olivier (Marc 13, 1-3) : « Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions! Jésus lui répondit: Vois-tu ces grandes constructions? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée [...] Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être, -que celui qui lit fasse attention, -alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes; que celui qui sera sur le toit ne descende pas et n’entre pas pour prendre quelque chose dans sa maison; et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! Priez pour que ces choses n’arrivent pas en hiver. Car la détresse, en ces jours, sera telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais »

Reste la venue de Pierre, une véritable énigme, l’évènement qui ferme la boucle, puisque Pierre fut le premier apôtre de Jésus, un nom si sacré qu’aucun pape n’osa l’emprunter, ce qui laisse penser qu’il ne sera probablement pas un pape, voire qu’il sera un apôtre, inconnu et non remarqué dans son époque (6). La ville aux 7 collines semble de manière évidente désigner Rome. Mais les prophéties peuvent réserver des surprises ; pourquoi Rome n’est pas désignée explicitement ? Nombreuses sont les villes revendiquant 7 collines : Moscou, Constantinople, Olinda, Lisbonne, Le Cannet (en face des très mystiques îles de Lérins), Nîmes, Saint-Etienne, Yaoundé, Kampala. Semble exclue de cette liste la ville de Jérusalem, bâtie sur 2 collines, dont celle le Sion, le mont des oliviers étant à l’extérieur de la ville, au delà de la vallée du Cédron. Quoiqu’on puisse toujours conjecturer que la colonisation qui se développe à l’extérieur de la ville puisse finir par englober 7 collines. On peut également émettre une hypothèse sur Lisbonne, également ville aux 7 collines, la ville qui donna son nom au traité européen. La destruction de la ville aux 7 collines représente-t-elle l’effondrement de l’Europe ? On peut émettre beaucoup d’hypothèses, mais il sera impossible de privilégier l’une d’elles.
Les amateurs de prophéties bibliques ont d’ailleurs matière à conjecturer. Pour ceux qui privilégient une lecture historique de l’apocalypse de Saint-Jean ou de la vision de Daniel, les convergences apparaissent abondantes. Dans la parabole des 2 témoins, parole est donnée aux prophéties pendant 1260 jours, devant 2 oliviers, suite à quoi la Bête agira pendant 42 mois (7). Chez Daniel, la quatrième bête ressemble bien au monde actuel. La fin des temps y dure 1290 jours, au-delà desquels « Heureux celui qui attendra et arrivera jusqu’à 1335 jours » (8). L’abbé Maître conclut en ces termes, fort judicieusment : « Ces déterminations nous interessent en ce sens qu’elles nous montrent que les plus grands évènements s’accomplissent en des temps très courts. Elles expliquent ainsi que le nombre de légendes de l’avenir puisse être restreint, tout en faisant allusion aux évènements les plus complexes et les plus importants » (9). Dans la prochaine catastrophe planétaire qui s’annonce, que l’évidence prévoit indépendemment de toute référence prophétique, beaucoup d’entre nous auront, dans le malheur général, l’inestimable chance dont rêvaient beaucoup de nos aïeux, celle d’assister au dénouement de cette prophétie millénaire qui fit couler tant d’encre.
Toutes les références sur le site:
John Lloyds, pour Mecanopolis, le 16 décembre 2010
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Re: Au terme de la Prophétie de Malachie....

Message non lu par benji » sam. 15 janv. 2011 15:55

J'aime beaucoup cette histoire de chute de l'Europe avec Lisbonne, une interprétation très maline qui change un peu de ce qu'on a pu lire jusqu'à présent. C'est quand même étonnant que chaque prophétie célèbre se réalise et soit plus ou moins vérifiable, hormis celle de Nostradamus qui peut être interprétée de n'importe quelle manière, même la plus farfelue...


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anmia
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Re: Au terme de la Prophétie de Malachie....

Message non lu par anmia » sam. 15 janv. 2011 16:10

wait and see !.......de toutes façon, on n' a pas le choix.
mettez un peu d'art dans votre vie, mettez un peu de vie dans votre art

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